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Colin CARLUS
Référent départemental de Ségolène
ROYAL
pour les Jeunes d'avenir du Vaucluse
colincarlus@live.fr
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Ségolène Royal a conclu hier la première université populaire de Désirs d'Avenir organisée sur le
thème de la Fraternité, ainsi, en prenant exemple sur la manière dont le gouvernement Sarkozy gérait la crise notamment aux Antilles et en Guadeloupe :
"Il faut quand même que l'opinion publique française sache que les 200 € promis, ils ne les ont toujours pas reçu, pas même la participation de l'Etat !
Nous avons là un Etat, un gouvernement en place qui a fait croire à l'opinion que les problèmes étaient réglés, qui a signé des conventions.
Et aujourd'hui les travailleurs d'outre-mer et de Guadeloupe en particulier n'en ont toujours pas le bénéfice de l'application. Et on va demain s'attendre à ce qu'il y ait de la paix sociale
?
Plus que jamais le 1er Mai doit voir les salariés descendre massivement dans la rue, parce que peut être cela poussera le gouvernement en place à faire en sorte que les salariés ne
soient plus "les humiliés, les mortifiés" mais qu'enfin l'Etat puisse respecter ne serait-ce que sa parole, sa signature et enfin la dignité des travailleurs."
Parce que nous devons, à chaque événement, et en particulier lors de cette Fête du travail du 1er mai, nous rappeler comment nous nous inscrivons dans l’histoire, nous vous redonnons à lire ces
quelques balises historiques.
1884 : Le congrès des syndicats américains se donne deux ans pour obtenir la journée de 8 heures. Leur action débute le 1er mai.
1er mai 1886 : la pression syndicale permet à 200 000 travailleurs américains d'obtenir la journée de 8 heures. Mais beaucoup de patrons résistent : 340 000 travailleurs en grève dans
tout le pays. Le 3 mai, une manifestations fait trois morts chez les grévistes.
20 juillet 1889 : La deuxième Internationale socialiste décide de faire de chaque 1er mai une grande journée de manifestations pour la journée de 8 heures.
1er mai 1890 : Célébration concomitante dans plusieurs pays. En France, les manifestants arborent le « triangle rouge » symbolisant la division de la journée en 3 parts égale : travail,
sommeil, loisirs.
1er mai 1891 : à Fourmies, cité industrielle textile de 15 000 habitants, en majorité ouvriers. Un appel à la grève est lancé, qui réclame la journée de 8 heures et la hausse des
salaires. La manifestation devait être festive et pacifique. Les mots d'ordre sont : « C'est les 8 heures qu'il nous faut » et « C'est nos frères qu'il nous faut ». Sous l'impulsion des patrons,
le maire demande des renforts armés (compagnies d'infanteries). A 18 h 15, 150 à 200 manifestants font face à 300 soldats équipés du nouveau fusil Lebel. Les cailloux volent, les soldats tirent.
9 morts et au moins 35 blessés. Clémenceau rend hommage au « 4ème Etat qui s'est soulevé », dénonce l'attitude des forces de l'ordre (même si, en 1906, il mobilisera la troupe contre les
manifestations ouvrières...).
Après le drame de Fourmies, le 1er mai s'enracine dans tradition luttes ouvrières européennes.
1er mai 1936 : Deux jours avant le deuxième tour des élections législatives qui verront la victoire du Front Populaire.
1947 : Le 1er mai devient jour chômé et payé pour tous les salariés sans conditions.
1948 : Officialisation de la dénomination « Fête du travail ».
1er mai 1910 : Création aux Etats-Unis de la NAACP (Association nationale pour le progrès des droits civiques des gens de couleurs)
1er mai 1953 : Entrée en vigueur de la CECA (Communauté européenne du Charbon et de l’acier).
1er mai 1998 : Création de la zone euro (11 pays à l'époque).